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Airbag moto

Airbag moto, un allié pour renforcer la sécurité des conducteurs de deux-roues motorisés

Si la technologie airbag est connue depuis longtemps dans le monde de l’automobile, les motards ont maintenant recours à cet accessoire pour se protéger. Le casque, le blouson, les bottes et les gants semblent insuffisants en cas de chocs. Il faut un airbag pour amortir les collisions. Divers modèles sont lancés actuellement par les fabricants. Pour promouvoir l’usage de cette protection, une charte airbag a été signée. Décryptage.

Divers types d’airbags moto disponibles, mais encore un faible taux d’équipement

Des modèles intĂ©grĂ©s Ă  un gilet, des airbags Ă  enfiler par-dessous le blouson, d’autres directement intĂ©grĂ©s aux Ă©quipements…, vous avez maintenant l’embarras du choix avec les diffĂ©rentes catĂ©gories d’airbags moto lancĂ©es sur le marchĂ©. Quel que soit le modèle, le principe de cet accessoire est de mettre en place un coussin intĂ©grĂ©. Ce dernier se gonflera d’air afin de protĂ©ger le motard en cas d’accident. La veste airbag est Ă©galement portĂ©e sur un scooter, une motocyclette ou lors de l’équitation.

 

Ce type de protection a vu le jour en 1976. Si le coussin gonflable a initialement servi de protection aux automobilistes, les fabricants transposent ce système au mode de transport à deux roues. La société Mugen Denko propose en 1995 la veste airbag. Celle-ci s’avère plus adaptée aux motards. La protection suivra et protégera le pilote même après son éjection. Actuellement, la protection airbag se décline en vestes, gilets, blousons, etc.

La gravité des traumatismes suite aux accidents de circulation liés aux automobiles est contrôlée. Cela est dû, en grande partie, à l’usage généralisé de l’airbag chez les conducteurs. Par contre, les conducteurs des deux-roues motorisés sont encore loin d’avoir la même perception de ce sujet. Jusqu’à maintenant, seulement 4 % des motards s’équipent de ce type de protection. Plus d’un motard sur quatre pense que l’usage d’un airbag n’est pas fiable pour leur sécurité. Ces chiffres découlent de l’enquête 2 roues Lab’.

À chaque modèle, ses avantages et ses inconvénients

On distingue des airbags disposant d’un système assez rudimentaire. Avec le déclenchement filaire, un câble de la veste se relie à la moto. Une bonbonne de gaz est déclenchée par la tension de ce câble lorsqu’un accident survient. Ainsi, l’air remplit les poches de l’airbag pour amortir les chocs du pilote. Beaucoup de motards ne sont pas attirés par ce système vu la contrainte qui en découle. Il faut attacher le câble à chaque montée en selle. De même, le détacher prend un peu de temps en descendant de la moto. Ce type d’airbag est également répandu comme trop tardif en matière de déclenchement. Il prend 110 à 150 millisecondes pour être en marche. Il faut encore entre 100 et 250 ms après le déclenchement pour que les coussins se gonflent totalement.

Un autre système consiste à utiliser le dispositif électronique radio. La moto possède des capteurs qui évaluent l’accélération, la rotation et la décélération de manière permanente. Lorsque les seuils sont dépassés, le système se déclenche en 20 ms. Les poches d’air sont gonflées en 80 à 100 ms. Plus rapide, ce système est alors plus onéreux que l’ancien modèle. Il ne fonctionne que sur les appareils équipés de capteurs.

Vous pouvez maintenant choisir des airbags autonomes. Ces derniers n’utilisent plus le dégoupillage d’air ou le capteur intégré à la moto. À l’instar du système utilisé avec les automobiles, le dispositif de déclenchement est généralement pyrotechnique. L’efficacité de ce nouveau modèle semble alléchante. Mais le seul bémol demeure au niveau de l’encombrement perçu. L’accessoire pourra ennuyer lorsque vous décidez de faire une balade ou aller au magasin.

Protections diversifiées, selon les modèles

Certains se demandent s’il est encore nĂ©cessaire de porter un airbag, lorsque l’on se trouve blindĂ© dans son casque, son blouson, ses gants… Il est alors temps d’éclaircir les vĂ©ritables atouts de porter cet Ă©quipement. Suite Ă  un accident, les coques gardent les articulations sauves. Avec un blouson protecteur, vous restez sain des risques d’abrasion. Mais ce vĂŞtement ne protège pas l’abdomen et la cage thoracique du choc, ce qui est assurĂ© par l’airbag. D’ailleurs, cette partie du corps abrite des organes mous comme les reins, la rate et le foie. Elle garde Ă©galement le cĹ“ur et les poumons. Avec un airbag, la gravitĂ© des lĂ©sions est en gĂ©nĂ©ral allĂ©gĂ©e. Cette protection n’est pourtant pas une solution miracle. En effet, Ă  une vitesse de 100 km Ă  l’heure ou plus, l’équipement ne saura pas vous protĂ©ger totalement. Le gilet airbag reste alors efficace lorsque le pilote conduit Ă  une vitesse ne dĂ©passant pas ses limites.

La charte de l’airbag moto

Le port de l’airbag moto n’est, en aucun cas, obligatoire. Toutefois, une charte a été signée entre la Sécurité Routière et les divers acteurs des deux-roues pour généraliser la protection des pilotes. Suite à cette convention, la Délégation à la sécurité routière s’engage à coordonner le plan airbag. Elle mettra à la disposition des vendeurs de cet équipement du matériel de communication destiné au grand public. Une conférence de presse sera organisée pour lancer l’airbag.

Les assureurs ont également un rôle considérable dans cette action. Ils s’engagent à promouvoir l’airbag auprès de leurs abonnés. La sensibilisation à ce système de protection sera systématiquement intégrée dans leurs procédures. Les enseignants dans les écoles de conduite prennent leur part dans la charte. Ils équipent les étudiants d’un airbag lors des pratiques sur terrain. Ils collaborent également avec les vendeurs de l’accessoire pour proposer des bons de réductions aux élèves. Les fabricants de motos et de scooters acceptent de former leurs vendeurs et revendeurs à la technologie airbag et la sécurité qui en découle. Enfin, les fabricants de ces systèmes sont les plus touchés. Ils proposeront des contrats attractifs aux distributeurs pour faciliter la mise à disposition des produits aux usagers.